Comprendre la douleur dans sa grande complexité

Chaque être vivant incluant les animaux, les insectes, les plantes et les micro-organismes assure sa continuité dans l’univers, plus particulièrement sur la planète terre, grâce à deux processus bien distincts soit le passage de ses gènes et la protection de son être et de sa progéniture.

On entend par le passage de ses gênes tout le processus impliquant la reproduction sous toutes ses formes. Les mâles en s’assurant de passer leurs propres gènes, se voulant des caractéristiques dominantes et donc gagnantes, fournissent les armes qui favorisent la survie. Les femelles quant à elles s’affairent assidûment à la sélection des mâles qui présentent les meilleurs attributs et protègent ensuite avec toute leur énergie le résultat de cette union.

La protection de la survie de l’individu, peu importe son phylum, classe, ordre, famille, genre et espèce, passe par la protection de la vie.

D’ailleurs le terme le dit : « survie » : capacité des espèces à protéger et prolonger leur existence (Wikipédia). Le corps des espèces vivantes reçoit à chaque instant des millions d’informations de toutes sortes qui sont perçues, interprétées et assimilées de multiples façons. Certaines de ces informations proviennent de l’environnement, mais une grande partie d’entre elles prennent leur origine dans la communication cellulaire organique.

Même les êtres les plus évolués n’ont conscience que d’une fraction de ce triage informationnel institutionnalisé systémique. La faim, la soif, l’amour et/ou l’attraction physique, la fatigue, la peur ou l’instinct d’évitement et finalement toute la myriade d’informations douloureuses dans son arc-en-ciel de milliers de tonalités, constituent quelques exemples qui participent de façon active à la survie de l’espèce.

Ces informations dites douloureuses peuvent provenir de stimulations d’origine thermique (brûlure par le chaud ou le froid), mécanique (étirements, arrachements, fractures) ou chimique (acidité, basicité, autre). Une information douloureuse qui se perpétue dans le temps (douleur chronique) stimulera la création par le corps de nouveaux récepteurs à la douleur plus sensible et plus réactifs que ceux d’origine. Le but étant d’encourager fortement le corps à éviter ou éliminer cette stimulation douloureuse qui devient incompatible avec la vie.

Ces nouveaux récepteurs, une fois activés, émettront une alarme de douleur intense suite à une stimulation légèrement douloureuse (hyperalgésie) ou même suite à une stimulation pas du tout douloureuse. Dans ce dernier cas, une simple pression sera ressentie comme une sensation de brûlure intense qui se nomme allodynie.

En résumé, si vous déposez par inadvertance votre main sur le rond de la cuisinière, un influx douloureux réflexe vous obligera à retirer votre main sans que votre conscience ait quoi que ce soit à y redire.

Le but : protéger votre main avec ou sans votre consentement conscient, main dont vous avez grandement besoin pour assurer votre survie. Que ce soit pour se nourrir (le lion qui a besoin de ses pattes pour chasser et se nourrir) ou pour taper à l’ordinateur pour gagner votre vie ou même simplement se déplacer, la survie du corps passe par la capacité à éviter les blessures le plus efficacement possible. Tout se complique donc quand pour une raison ou une autre le corps ne réussit pas à éliminer la stimulation douloureuse et que cette dernière devient chronique.

Le corps a le devoir à ce moment d’être encore plus clair dans son message d’évitement. Il passe donc en vitesse grand G et envoie des informations douloureuses avec de gros drapeaux rouges!! On rencontre ce genre de situations dans les cas arthrose, arthrite, hernie discale, problèmes méniscales dans les articulations (genoux en autre) et bien d’autres cas médicaux autant rapportés chez les humains que chez les animaux. La personne ou l’animal développe dans ces circonstances une douleur dite chronique.

Une fois installée la douleur chronique est très difficile à arrêter. Parfois, même la morphine devient impuissante à soulager ce mal. Il est donc impératif d’adresser les douleurs arthritiques, arthrosiques ou méniscales dès que l’on en perçoit les symptômes. Plusieurs alternatives de traitement sont maintenant disponibles. Il s’agit de faire évaluer la douleur de votre animal par votre vétérinaire dès que possible et de débuter un traitement approprié.

Autant que possible il est préférable de choisir un professionnel possédant des connaissances spécifiques en gestion de la douleur. Vous augmenterez ainsi les chances de résoudre le problème rapidement et ainsi soulager une fois pour toutes votre animal!


Dernière mise à jour 2017-08-30

Vous avez une question, un commentaire ou vous voudriez en savoir plus sur l'Hôpital Vétérinaire de la Seigneurie de Terrebonne? Contactez-nous à info@hvseigneurie.com

Laissez votre commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs requis sont marqués de *

*